mercredi 11 juillet 2018

Jeudi 14 septembre 2017 : Le Malzieu-Ville – route D48.

Au matin, nous parcourons à pied sous un ciel couvert le centre historique du Malzieu-Ville, dans l’ancien pays  du Gévaudan.
Les remparts entourent encore et délimitent l'ancienne cité médiévale. La ville affiche ses enceintes fortifiées et ruelles pavées, témoins de plusieurs siècles d'histoire. Elle offre encore aujourd'hui de beaux vestiges de ce patrimoine.
L'édification des remparts survient au Moyen Âge, période durant laquelle la cité devient place forte et ville judiciaire. Au XVIe siècle, suite au massacre de la Saint-Barthélémy, Le Malzieu, catholique, doit faire face à la Réforme protestante et aux guerres de religions qui s'ensuivent. Mathieu Merle était un capitaine huguenot qui sema la terreur dans le sud de l'Auvergne, le Gévaudan et le Velay. En 1573, Merle pénètre dans la cité par la ruse : il s'empare de la ville, accompagné de 25 à 30 soldats, y assassine les prêtres, enferme les habitants les plus notables dans la grande tour et rançonne leur liberté. La riposte contre les troupes de Merle sera menée  en 1586, par l'armée du duc de Joyeuse qui reprendra la cité.

A 9h, je passe le pont sur la Truyère et grimpe par un sentier en raccourci qui rejoint la route D4 et la croix de Saint-Pierre (941 m). De là, j’atteins l’église du même nom, isolée sur le plateau, puis je descends sous forêt vers un ruisseau.


Le parcours se poursuit, traverse deux hameaux. Vers 10h, la pluie se met à tomber. Je m’abrite tout d’abord sous un arbre, mais comme elle n’a pas l’air de vouloir s’arrêter, je revêts ma veste de pluie et continue mon chemin. Retraversant la Truyère, j’entre à St-Léger-du-Malzieu. Après le village, je continue sur la route et rejoins un vieux chemin qui monte au hameau de la Vessière.
A partir de là, je parcours un petit causse, la « chan » de Nozerolles. C’est un terrain fertile qui porte des cultures de froment et de lentilles. La pluie, tout d’abord légère, s’est accentuée.
Je rejoins à 12h30 le Ducato garé à l’entrée de Chaulhac. C’est alors, pendant que nous mangeons dans le fourgon, que le soleil fait sa réapparition.

Je reprends mon chemin à 14h30, après une sieste. Soleil, nuages et vent. Trois milans royaux  virevoltent gracieusement…
Au hameau des Paladines, aux confins de la chan, j’admire un panorama impressionnant sur le cirque de Paladines, formé par un méandre de la Truyère.


Le GR 4 plonge alors vers la vallée du ruisseau de Chazette, à proximité du cirque. C’est l’entrée en Auvergne, dans le département du Cantal.
Le sentier remonte sur un plateau parcouru de ruisseaux. Un premier gué se franchit par un étroit poteau télégraphique de béton posé sur les rives. Un second gué sur le ruisseau d’Encaillou est encore plus délicat : une branche d’arbre glissante couchée dans le courant…
A 16h45, je retrouve Viviane à une intersection sur la route D48.

Nous rejoignons un camping à Ruynes-en-Margeride, sur une variante du GR. C’est un vaste espace sous pinède où nous sommes seuls. Viviane en profite pour ramasser des mûres aux abords du camping.

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