mercredi 11 juillet 2018

Jeudi 21 juin 2018 : Super-Besse – Creux des Bœufs.

A 8h30, je me lance à l’assaut des monts Dore. C’est un ensemble volcanique ancien et complexe entaillé par plusieurs cirques glaciaires. Les glaciers ont démantelé, raboté, entaillé le massif.
J’entame l’ascension parmi les pistes de ski, sous les câbles des télésièges et téléskis, par des sentes et des zones herbeuses où poussent encore des jonquilles. J’observe une belle cascade pendant la grimpée.


Après le téléski de la Perdrix, j’atteins le col du Couhay (1685 m). Ici commence la réserve naturelle nationale de Chastrey-Sancy qui protège un vaste territoire autour du puy de Sancy, créée en complément de la réserve naturelle de la vallée de Chaudefour. Partout des pancartes invitent les randonneurs à ne pas quitter les sentiers balisés afin de ne pas détériorer le milieu naturel qui souffre de la fréquentation humaine. Des névés subsistent sur le parcours, dont certains que je dois franchir. 



Je poursuis par le flanc sud des puys de la Perdrix et Ferrand. Il me faut traverser un névé plus important sur une neige durcie et glissante.


Je débouche au col de la Cabane (1770 m). Il y a beaucoup de monde là-haut. D’où sortent-ils ? D’un téléphérique ? Car je n’ai rencontré personne dans la montée depuis Super-Besse. Ce col est situé juste au pied du puy de Sancy qui est le point culminant du Massif central à 1885 m. Le sommet est accessible par un escalier, espèce d’autoroute pour piétons.


                                   Le puy de Sancy, vu depuis le col de la Cabane


Je n’ai aucune envie de m’y risquer, surtout avec les dénivelés qu’il me reste encore à parcourir.
Sur le versant nord du col, je poursuis vers le Pan de la Grange (1680 m). En cours de route, je fais remarquer à des jeunes qui piétinent allégrement les prairies que nous sommes dans une réserve naturelle et qu’il est inscrit partout de rester sur les chemins balisés. « Ah bon !» me répond l’un d’eux d’un air bête… Mais à l’intersection du Pan, alors que je bifurque, j’entends ce même jeune qui interpelle un de ses copains en lui disant qu’il faut rester sur les chemins ! Comme quoi…
Le sentier de grande randonnée contourne une éminence et rejoint la crête. Vue sur la vallée de Chaudefour, ancien cirque glaciaire où l’érosion a laissé à vif un chaos de dykes, d’aiguilles découpées et rongées.


Le chemin s’élève le long de la crête entre la vallée du Mont-Dore et la vallée de Chaudefour. Il contourne le puy de Cacadogne, monte au puy des Crebasses. La ligne de crête me semble interminable. Toujours le long de la crête, je descends au col de Cuzeau, une étroite arête entre les deux vallées, puis je grimpe vers le roc de Cuzeau. Au cours de la marche, à l’occasion d’une pause, j’aperçois en face de moi un faucon pèlerin posté sur une falaise qui surveille son territoire de chasse. Il m’aperçoit, m’observe ; mais comme je suis assez loin de sa distance de sécurité, il ne bouge pas.


Enfin, vers 13h, j’atteins le roc de Cuzeau (1737 m). De là-haut, j’aperçois, 400 mètres en contre-bas, le Ducato où m’attend Viviane au col de la Croix St-Robert. Je lui passe un coup de fil pour l’informer de mon arrivée prochaine. En attendant, je m’assoie sur un rocher au sommet du roc pour prendre une collation sortie de mon sac à dos. Une nuée de mouches à damier m’encercle dès que je sors la nourriture. D’où sortent-elles ? Mais, avec les dénivelés et la fatigue, je n’ai pas très faim.
Par la suite, je descends en quelques lacets, contournant des parcs à moutons, jusqu’à la route départementale D36, au lieu-dit le Creux des Bœufs. Il est 14h30.

Comme mon téléphone ne passe pas, je parcours 700 mètres le long de la route jusqu’au col de la Croix St-Robert pour rejoindre Viviane. Vers 16h, nous nous installons dans un camping à 2 km de là, sur la route qui mène au Mont-Dore.

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